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La réponse à cette question n'est pas simple,
car si la production d'un
artiste établit d'une façon ou d'une autre un réseau d'échos et de
solidarité entre ses parties, cette production n'est pas nécessairement
construite autour d'une unité. Celle-ci est souvent le produit de la
réception, de la lecture, donc du public.
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L'ambition de Raïth,
ne serait-elle pas de déjouer l'ordre de la réception et de forcer en
amont la logique,
voire la syntaxe de la création, dans le but
d'édifier autour de ses toiles
un lien organique ? |
Et ceci autour d’un axe central qui confère à ce projet son unité et sa
cohésion : par Ia démarche technique et esthétique déployée mais également par
le dispositif intellectuel et narratif qui traverse ses tableaux.
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La
figure centrale
de cet imaginaire
n'est autre que l'humain
aux prises avec sa précarité
et les vicissitudes
de son destin.
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Le terme générique "Légende" proposé à une de ses premières expositions en
Tunisie, est doté d'une riche connotation qui renvoie aux mythes, aux
archétypes et aux miroitements profonds d'un imaginaire collectif.
A Ia manière d'une "re-partition musicale", ( grave et non moins
solennelle), les toiles de Raith explorent les arcanes et les
couches du patrimoine légendaire de l'humanité.
Cet exercice minutieux de décryptage, qui s'apparente une recherche
archéologique, aboutit à des découvertes riches, fécondes et surprenantes
:
légende ici et maintenant,
légende psychédélique,
légende
préhistorique,
légende post-historique,
légende historique.
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L'œuvre DE MUSTAPHA RAÏTH suit un mouvement progressif, comme une
traversée
à la fois studieuse et savante, errante et poétique |
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