|
(extraits)
|
Musée de Sidi Bou Saïd
21 septembre
2000 |
Peinture réalisée en public sur panneau bleu-nuit (2m50 x 1m50).
Déguisement: drap blanc noué à la ceinture par une
corde, chapeau noir et lunettes fumées. J'entre en pas rythmés sur une
musique de Dead Can Dance,
pinceau à la main tenu comme une baguette
magique.
Extinction des
feux. Restent éclairés par deux spots rouges l'estrade, le panneau et les
deux chevalets ainsi qu’une petite table où est posé le matériel de
peinture.
Réalisation de l'œuvre
qu’enfants et artistes présents ont été invités à achever…
|
El Teatro, Tunis
9 et 10
février 2001
|
Réalisation sur scène -deux soirs de suite- d'un tableau
: comment
peindre le portrait d'un oiseau.
Spectacle théâtral intitulé drôle d'oiseau, inspiré des écrits de Jacques
Prévert et réalisé par Paula Kraft.
|
Espace Art Sadika
4 octobre 2001
|
|

|
Tu veux mourir
au plastic ?
Au pinceau ?
Au couteau ?
A l'acrylic ? |
Performance réalisée avec cinq comédiens lors
du vernissage de mon exposition personnelle intitulée : Langage
secret.
Je me fais publiquement arrêter par les
serviteurs de la mort qui me traînent jusqu'à l'estrade et me
ligotent à mon chevalet pour me présenter à la mort qui prononce sa sentence
:
" Moi, la camarde, au nom
du tribunal des enfers, condamne le barbouilleur ya ya ah Mustapha, pour
avoir crevé la toile, mis à plat les sujets, usé du Kalam du diable,
démembré les corps, représenté l'imprésentable, empâté la
création, assassiné la réalité, exorbité l'œil du cyclone, tranché,
démantelé, " abstractisé …"
La mort, chandelier en main, suivie de ses serviteurs,
m’emmène avec mon chevalet - clin d'œil au chemin de croix. Distribution au
public d'un texte présenté sous forme de faire-part intitulé : " Saut
d'artiste ".
Puis le convoi funèbre
revient en pas rythmés sur une musique de Boozoo Bajou.
Allongé sur un brancard (recouvert d'un linceul) et posé
au milieu du public.
La mort et ses serviteurs
dansent autour de moi, entraînent le public avec eux.
Ils me hissent ensuite sur l'estrade où la mort ouvre un parchemin et
déclame :
" Au nom de la vie
et de son mystère niché au cœur de la mort,
Au nom de la mort
et de son mystère niché au coeur de la vie,
Au nom de l'amour
qui les unit
et au nom de la Beauté secrète que recèle l'art
d'investigation, Moi, représentante de la mort,
je t'ordonne de renaître dans la peau nouvelle d'un homme nouveau :
|
 |
Tu es l’humain
qui éclaire le monde,
Tu es le demain
qui se déroule aujourd’hui,
Tu es l’énergie
qui active la vie,
Tu es la vie. |
Le miracle s'opère. Je me lève, marche et saute sur
place en criant :
- Je suis vivant ! Vi-vant ! Vi-vant !…
Le public, ému, scande en chœur avec moi :
- Vi-vant ! vi-vant !…
REMONTER
p |